Tribune Groupe Union de la Droite et du Centre

Le dernier Conseil Municipal a été l’occasion d’un riche débat sur la révision du plan de stationnement payant et sa nouvelle gestion.

Si nous approuvons le choix proposé de ne pas mettre les secteurs de Solidor/La Cité à Saint-Servan et Rochebonne à Paramé ainsi que l’instauration de la première demi-heure de stationnement gratuit sur toute la Ville, nous avons cependant regretté fortement l’augmentation importante du nombre de places de stationnement payant sur l’ensemble de la ville notamment dans le bas de Saint-Servan ou à la cale du Naye pénalisant leurs usagers.

La mise en place d’un stationnement payant de parkings privés comme celui de l’hôpital, risque de déplacer les voitures vers d’autres parkings gratuits et emboliser encore plus ce secteur. De même les habitants de l’intra-muros ne voient pas les capacités de places « résidents » augmenter compliquant les possibilités de stationnement déjà extrêmement limitées ce qui découragera de nouveaux habitants à venir vivre dans ce quartier.

Pour nous le stationnement payant est un moyen de réguler des occupations de places par les véhicules de façon à faciliter l’attractivité commerciale des quartiers. Souhaitons que l’extension du stationnement payant décidée n’aggrave pas encore une situation économique déjà difficile pour les commerces de centre-ville.

Si cette nouvelle délégation modernise la gestion du stationnement, il restera à évaluer ses effets directs notamment sur la question plus générale des mobilités et des déplacements en ville.

Nicolas Belloir, Anne Le Gagne, Gilles Lurton, Marie-Christine Le Hérissé, Patrick Lefebvre-Dupuy, Serge Besseiche.

 

groupe SAINT-MALO NOUVEAU CAP / GAUCHE MALOUINE

Le dernier conseil municipal a décidé de concéder à la société Effia la gestion du stationnement. Une profonde refonte du stationnement et plus globalement de la mobilité en ville s’imposaient, comme notre programme le proposait.

Cette refonte a été bien longue et laborieuse ! L’extension du stationnement payant, insuffisamment expliquée, a suscité un tollé… Le premier appel d’offres, mal ficelé, s’est avéré infructueux. Cette affaire mal engagée a fini par déboucher sur une modification a minima, bien loin du plan global de partage de l’espace du projet urbain stratégique « Saint-Malo 2030 ».

Si les choses commencent à bouger, on ne peut que regretter l’occasion manquée de vraiment changer la ville. De nombreux précédents montrent qu’il est difficile de réparer, de « faire après » … C’est vrai par exemple pour les pistes cyclables dont on voit bien que leur réalisation a posteriori posent des problèmes techniques et s’apparente parfois à un « bricolage » peu satisfaisant.

La refonte du stationnement doit être suivie d’une étude approfondie de la circulation pour déboucher sur la mise en place de circulations douces, de parking relais, de bus à haut niveau de service… Sans alternative à la voiture, l’extension du stationnement payant est uniquement un prélèvement supplémentaire sur les automobilistes. Ainsi, l’échec du transport en commun en site propre en 2011, dont l’ancien maire et l’actuel partagent la responsabilité, pèse lourd.

La vigilance s’impose pour que les attentes ne soient pas déçues, pour que Saint-Malo en 2030 soit une ville où chacun, qu’il soit malouin ou touriste ait plaisir à se déplacer comme il l’entend, en sécurité et dans le respect des autres usagers de l’espace public. Une ville où il fasse bon vivre et circuler…

Christine Hervé, Michèle Le Tallec, Stéphane Perrin

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