Le XIXe et le début du XXe siècle

halle aux blesLa Halle au bléLes architectes locaux du XIXe siècle ont laissé derrière eux quelques réalisations intéressantes comme la Halle au blé et l’hôtel de la Caisse d’Epargne par Auguste Besnard intra-muros, la mairie-annexe de Saint-Servan par Hippolyte Béziers La Fosse, adepte du style néo-renaissance (voir le 66, rue Georges-Clémenceau, 1844 et le 1, rue Ville Pépin, 1851).

Alfred Louis-Frangeul commença l’église Notre-Dame des Grèves dont les deux tours n’ont jamais reçu leurs flèches  et donna les plans de celle de Paramé (église dédiée à saint Malo  dont on y  voit une belle statue en marbre blanc du XVIIIe siècle), mais c’est surtout par l’architecture balnéaire que le patrimoine malouin du 19e et du début du 20e siècle est le plus foisonnant. Le secteur de Paramé, autour de la digue et des boulevards Hébert, Chateaubriand et Rochebonne et le quartier de Rothéneuf en montrent de nombreux exemples.

Alexandre Leroyer, qui avait conçu un extravagant pont-roulant pour relier Saint-Malo à Saint-Servan, a construit le grand hôtel de Paramé (aujourd’hui les Thermes Marins). La plus étonnante de ces constructions fut pour mémoire le casino de l’avant-guerre, œuvre précoce des frères Auguste et Gustave Perret (1899).

monument aux morts intraMonument aux Morts de Saint-Malo (1923)Au début du 20e siècle, l’architecte malouin Yves Hémar renouvela le style balnéaire en s’inspirant de l’architecture bretonne traditionnelle. Ce dernier acheva l’église Notre-Dame des Grèves avec de beaux vitraux de l’atelier Rault de Rennes (1938), fit les hôtels des postes intra-muros et de Rocabey, etc. Pour la sculpture, il faut citer les statues de Robert Surcouf (1903) par Alfred Caravaniez et de Jacques Cartier (1905) par Georges Bareau, les monuments aux Morts  de Saint-Servan (1922) de Saint-Malo (1923) par Armel-Beaufils et celui de Paramé (1923) par Louis Nicot.

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