Intra-muros

Un plan historique de l'intra-muros, conçu par Dan Lailler, ancien conservateur des musées malouins, est exposé sous le passage piéton de la Porte Saint-Vincent.

La Cathédrale Saint-Vincent

La cathedraleL’ancienne cathédrale est un condensé de presque tous les styles d’architecture. Elle a la particularité unique en son genre d’épouser la pente du rocher sur laquelle elle a été édifiée. On descend des marches dès l’entrée, puis à nouveau dans le déambulatoire dont l’extrémité est à 2,50 m. plus bas que le reste de l’édifice.
La nef et le transept de l’édifice primitif du XIIe siècle existent encore avec leur série de chapiteaux romans et leurs voûtes de croisées d’ogives fortement bombées imitant celles de la cathédrale d’Angers.
Le chœur à déambulatoire rectangulaire et chevet plat du XIIIe siècle est éclairé par une grande rose reconstituée lors des travaux de restauration réalisés après la Seconde Guerre mondiale.  
Le collatéral sud de la nef est de la fin du XVe siècle et celui du nord, ajouté entre 1595 et 1607 sur les plans de Thomas Poussin, architecte du roi qui fit ajouter les deux profondes chapelles du transept.
La grande chapelle sud, autrefois réservée exclusivement à la paroisse, et la partie centrale de la façade principale datent du XVIIIe siècle. Le siège épiscopal a été supprimé à la Révolution. L’ancienne cathédrale devenue simple église paroissiale a fait l’objet de premières restaurations au cours du XIXe siècle.
L’unique tour centrale fut en partie reconstruite et surélevée d’une haute flèche néogothique grâce à une aide financière de l’empereur Napoléon III.
Le 6 août 1944 cette dernière a été abattue depuis les bassins. La flèche actuelle en granit, très différente de l’ancienne a été reconstruite en 1971 et s’élève à 72 mètres de hauteur.
La cathédrale est le plus grand monument historique qui se visite intra-muros. Elle est dotée de vitraux  figuratifs illustrant certaines pages de l’histoire religieuse de la ville. Les chapelles du déambulatoire nord du chœur abritent les tombes modernes de Jacques Cartier dont la sépulture fut retrouvée en 1949 dans la cathédrale et de René Duguay-Trouin dont les restes ont été retrouvés en 1973 à l’église Saint-Roch à Paris et ramenés à Saint-Malo à l’occasion du tricentenaire de sa naissance.
Elle conserve plusieurs statues classées Monuments historiques dont celle de la Vierge à l’Enfant dite Notre-Dame-de-la-Grand’Porte, œuvre du premier tiers du XVe siècle, autrefois placée à la Grand’Porte où elle a été remplacée par une copie et déposée à la cathédrale après restauration en 2003.
Dans l’angle sud-ouest, à l’extérieur, les vestiges d’un ancien cloître roman ont été retrouvés lors des dégagements après 1945.

Situer sur le plan

Écouter le commentaire audio : La place Jean de Chatillon

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

Le Château

chateauLe château de Saint-Malo s’appuie sur un reste de l’enceinte médiévale de la ville. La tour dénommée le Petit Donjon contre la tour Quic-en-Groigne en faisait partie et remonte à la fin du XIVe siècle.
En 1424, le duc Jean V de Bretagne ordonna la construction du Grand donjon qui abrite depuis 1927 le musée municipal. On peut accéder aux tourelles de guet qui couronnent l’ouvrage et offrent un magnifique point de vue sur la cité historique, les bassins du port, le large et ses îlots, la grande plage et l’extra-muros.  C’est là que flotte en permanence le pavillon malouin. 
À partir de 1475, le duc François II conçut le projet d’un château à quatre tours d’angle autour du Grand donjon et fit ajouter pour sa part la tour La Générale (musée municipal).
Anne de Bretagne complète par la tour Quic-en-Groigne qui doit son nom à l’inscription qu’elle y fit graver au début du 16e siècle : Quic-en-Groigne, ainsi sera, c’est mon plaisir.
Les tours des Dames et des Moulins et le bastion de La Galère terminent l’ouvrage vers l’ancien isthme du Sillon.

Les parties supérieures de ces quatre tours d’angle ont été fortement renforcées à la fin du XVIIe siècle pour leur permettre de supporter des grosses pièces d’artillerie.
Les corps de bâtiments qui abritent depuis 1953 l’hôtel de ville sont d’anciennes casernes du 18e siècle. Au premier étage, le bureau du Maire s’orne de magnifiques boiseries sculptées du dernier quart du XVIIe siècle provenant d’un ancien hôtel d’armateur malouin.
La chapelle du château (musée) conserve un tableau de La déploration du Christ par Jean-Baptiste Santerre, de 1704 (œuvre classée Monument Historique)

Situer sur le plan

Écouter le commentaire audio

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

Les remparts

Les remparts

De l’enceinte médiévale de la ville, il ne reste, outre la portion comprise dans le château, que la Grand’Porte avec ses deux belles tours ornées de mâchicoulis (15e siècle), la partie dite des Petits Murs entre la tour Bidouane (XVe siècle) et le gros bastion de La Hollande (17e siècle). Une table d’orientation a été mise en place en 2007 sur la plate-forme supérieure de la tour Bidouane.
Les trois quarts de l’enceinte ont été remplacés entre 1708 et 1744 lors de quatre agrandissements successifs qui ont permis à l’intra-muros de passer de 16 à 24 hectares et de gagner de nouveaux quartiers construits sur l’ancien port avec les actuelles portes Saint-Vincent et de Dinan ou vers la mer (porte Saint-Thomas et place Vauban).
Une dernière rectification fut réalisée vers le milieu du XIXe siècle entre le fort La Reine (XVIIe-XVIIIe siècles) et le cavalier des Champs-Vauverts (XVIe-XVIIe siècles).

Situer sur le plan

haut de page

Hôtel André Désilles

Hôtel André Désilles Les belles façades de cet ancien hôtel du XVIIe siècle où naquirent le Père Picot de Clorivière re-introducteur des Jésuites en France après la Révolution et son neveu André Désilles qui s’illustra à Nancy en 1790 abritent actuellement la bibliothèque municipale centrale dans l’attente de la future Médiathèque extra-muros. Elles ont été soigneusement reconstituées à l’identique à partir d’éléments anciens. Dans le square situé du côté de l’ancienne cour intérieure a été également remonté un élégant puits à colonnettes d’angle du XVIIe siècle provenant de l’ancien hôtel-Dieu Saint-Sauveur.

Situer sur le plan

Écouter le commentaire audio

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

La Chapelle Saint-Aaron

chapelle aaronCette petite chapelle au pied de laquelle le rocher qui porte la cité historique intra-muros affleure en forme de point culminant. Elle est dédiée à l’ermite Aaron qui d’après la tradition vivait en ce lieu avant que Saint-Malo ne devienne évêque d’Alet vers le milieu du VIe siècle. C’est auprès de Saint-Aaron, que les habitants d’Alet qui étaient partis chercher le corps de Saint-Malo à Saintes, déposèrent ce dernier et le lieu s’appela depuis Saint-Malo de l’Ile. La chapelle actuelle remonte à 1621 mais en remplace une autre plus ancienne.

 

Situer sur le plan

Écouter le commentaire audio

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

Ancien couvent de N.D de la Victoire

notre dame-victoire

De cet ancien couvent de bénédictines fondé en 1616, il ne reste plus que l’ancienne chapelle entièrement restaurée et quelques arcades de l’ancien cloître remontées parmi les bâtiments reconstruits de l’Ecole nationale de la Marine Marchande. Le clocher de la chapelle est surmonté d’une élégante flèche de charpente couverte d’ardoises de Sizun cloutées reconstituées en 1959.

Situer sur le plan

Écouter le commentaire audio : la rue Maclow

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

Eglise du Monastère de Saint-Benoît

Ancienne église du monastère de Saint-BenoîtNon loin de là,  l’actuel palais de justice est en partie abrité dans les beaux restes d’une ancienne église dont la porte d’entrée située au 5, rue Saint-Benoist est surmontée d’une plaque commémorative rappelant qu’elle fut commencée en 1626 et achevée en 1705. Elle avait été construite pour les bénédictins anglais. Des anciens bâtiments du monastère, il ne subsiste plus qu’une  galerie d’arcades remontée dans l’Enclos de la Résistance.

 Situer sur le plan


Écouter le commentaire audio : la rue St-Benoist

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

La chapelle Saint-Sauveur

chapelle st sauveurLa chapelle Saint-Sauveur actuelle remplace depuis 1743 une chapelle plus ancienne du XVIIe siècle, édifiée pour servir de lieu de culte à l’Hôtel-Dieu, qui a subsisté à cet endroit jusqu’en 1944.

Les plans en ont été établis par l’ingénieur Siméon de Garengeau. Elle sert actuellement à diverses manifestations culturelles : concerts, grandes expositions estivales, etc.

Situer sur le plan

Écouter le commentaire audio

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

Maisons et Hôtels

Une cinquantaine de maisons et d’anciens hôtels intra-muros (du XVe au XVIIIe siècle) sont classés ou inscrits à l’inventaire des Monuments historiques intra-muros comme la Maison internationale des poètes et des écrivains (5, rue du Pélicot), intéressant spécimen des anciennes maisons malouines à façades de bois composées de coursières vitrées superposées et dont il ne reste plus que quelques rares exemples par  suite des deux grands incendies successifs de la ville en 1661 et en 1944 (Une de ces façades vient d’être reconstituée au 1, rue Boursaint).

maison chateaubriandMaison natale de ChateaubriandÉcouter le commentaire audio : rue du Pélicot

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger


Saint-Malo a connu une intense activité de la construction au cours du XVIIe siècles avec les nombreuses fondations religieuses et les investissements des particuliers. La façade de la maison natale de Chateaubriand, au 3, rue Chateaubriand est un exemple de ces anciennes constructions de pierre.

Écouter le commentaire audio: rue Chateaubriand

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger


Mais c’est à la fin du règne de Louis XIV, que les entrepreneurs militaires sous la direction de l’ingénieur Garengeau vont transformer définitivement la silhouette de la ville en la dotant derrière ses nouveaux remparts d’une ligne uniforme et sévère de grandes demeures aux façades de pierres de taille à hautes toitures.

La plupart des façades anciennes ont été  reconstruites à l’identique, mais il subsiste encore quelques spécimens d’hôtels d’armateurs malouins qui ont conservé leur décor d’époque évocateur des anciens fastes maritimes de la cité corsaire.

Écouter le commentaire audio : Hôtel d'Asfled

Ce mp3 nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'ayez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

Cabinet du Maire à l'Hôtel de Ville

Le cabinet du Maire est situé dans l’ancien bâtiment des officiers et plus particulièrement dans ce qui était les appartements du lieutenant du roi.


Ce sont les boiseries, d’un style très riche, qui caractérisent les lieux. Ces boiseries, sculptées en 1675 par les artisans qui œuvrèrent à la même époque pour le parlement de Bretagne à Rennes, proviennent d’une riche demeure malouine de l’époque : l’Hôtel Marion Du Fresne.
Après leur vente dans les années 30, les boiseries connaissent un long périple au gré du marché de l’art. Un voyage qui les conduira jusqu’à New-York  avant la seconde guerre mondiale. On perd alors leur trace jusqu’au milieu des années 40.
Ce sera enfin grâce à Guy La chambre que ce patrimoine malouin réintègrera définitivement la cité corsaire et prendra place dans le château.

Faisant partie de cet ensemble, la cheminée monumentale est également remarquable. La sculpture qui l’orne représente un phoenix. Cet oiseau qui renaît de ces cendres, symbolise le renouveau de la cité après le grand incendie de 1661 mais également sa reconstruction après les heures sombres de la Seconde Guerre Mondiale.

haut de page