Du 04 au 30 juillet 2017

Lieu : 4e Lieu de la Grande Passerelle


Pour cette exposition, Kim s’est inspirée de l’atmosphère littorale de la Bretagne.

Née en Corée du sud, Mi-Yo KIM a vécu plus de 25 ans à Paris. Elle s’installe en Bretagne en juin 2015.

Après de longues années d’études qui ont abouti à un Doctorat “d’Esthétique, Sciences et Technologies des Arts”, son travail artistique commence réellement avec des petits chaussons coréens en 2000.  Portés là-bas durant son enfance et retrouvés par hasard sur un sol parisien, l’artiste entame le cycle d’une série de combinaisons et de mises en scène infinies jusqu’en 2008. Toujours guidés par la mémoire, le cycle des jouets et des peluches (2008 – 2012) et la série d’ateliers du tailleur (2012 – 2014) se poursuivent.

Avec ses dernières œuvres réalisées depuis 2016,  l’artiste évolue vers une peinture plus libre, spontanée, sans contrainte de technique, de savoir-faire et de genre :  sans avoir  recours au pinceau,  en utilisant uniquement les encres de Linogravures comme couleurs, etc.

Parallèlement,  depuis août 2015,  avec l’utilisation du film (rouleau de  bandes d’annonce de film au Cinéma, par exemple) comme support de son travail, qui consiste à gratter la surface de celui-ci, l’artiste constate que l’image se crée non pas en ajoutant les couches, mais en les enlevant ;  ce n’est plus le trait noir, mais le blanc ; le fond n’est pas blanc, vide, mais noir, rempli de séquences des images filmées. De ces traits éclaircis émane une source nouvelle, comme s’ils rendaient visible l’énergie invisible de la nature.

Originale aussi, l’exposition dans des lieux comme le Ciné-TNB de Rennes ou le 4e Lieu de la Grande Passerelle de Saint-Malo, où ses œuvres sont accrochées contre la vitre, non pas contre le mur de béton. La lumière pénètre l’œuvre et rend mieux visible la séquence des images du fond. Drôle de façon de rappeler le cinéma à l’époque du film désormais périmé.

Pour mieux s’approprier toutes ces caractéristiques, elle crée une nouvelle appellation, « kimographie » : ki (l’énergie), mo (rassembler ou réunir); kim est aussi son nom de famille. L’artiste est bien à l’origine de ce nouveau genre d’œuvre graphique.
Pour  ses « kimographies » et la dernière série de ses peintures exposées ici, Mi-Yo s’est  profondément inspirée de l’atmosphère littorale de la Bretagne, retrouvant ainsi le souvenir riche et émouvant de son enfance, vécue auprès de la mer grâce à son père, militaire marin.

 

Infos Mairie :
Direction de la Culture
02 99 40 58 72
ou pôle culturel 02 99 40 78 04

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