Vie municipale

Publié le mercredi 12 avril 2017

Cette volonté de réunir les monuments a été initiée il a une vingtaine d’année par le docteur Lefort, ancien président du Clap (Comité de liaison des associations patriotiques) qui regroupe 34 groupements, puis redynamisée l’an dernier sous la présidence du général Daniel Bruss. Cette volonté de rassemblement a été soutenue par l’équipe municipale de Claude Renoult et les services de la Ville.

Une volonté de fédérer

Ainsi, les trois monuments de mémoire vont se retrouver sur un seul et même lieu dans le quartier de Rocabey. Il est situé sur l’esplanade de l’abbé Huchet, en face de l’église de Notre Dame des Grèves, à côté de la Maison de la famille et des halles du marché. L’emplacement choisi est le fruit d’un travail de concertation entre la municipalité et le groupe de travail du Clap auquel s’ajoutent une volonté de cohérence : en plaçant ce lieu de mémoire unique au cœur de la ville, ce patrimoine remis à neuf se situera à équidistance entre Saint-Servan, Paramé et Intra-Muros. « Ce marqueur mémoriel est au centre du nouvel espace urbain de Saint-Malo », précise Claude Renoult.

monument-2-site

 

Démontage, nettoyage, remontage

les étapes des travaux

Chaque chantier s’est déroulé selon le même mode opératoire. Lors des travaux de démontage, chaque élément (deux stèles, le monument et la statue) a été désolidarisé de la partie inférieure du monument. Une grue avec une pince spécifique a permis de lever les blocs.
Les éléments ont ensuite été transportés vers un site de stockage pour que chacun d’entre eux soit nettoyé. Sur certains blocs de granit, des traces de calcite ont nécessité un nettoyage plus approfondi afin de les remettre état. Sur les autres, différents travaux de gravage à la feuille d’or ont été réalisés afin de les restaurer et unifier ainsi les gravures des trois monuments.

65 blocs de granit de La Landec

Pendant ce temps, sur le chantier de Rocabey, le nouvel espace de 750 m2 (25 x 30 m2) dédié aux monuments aux morts a été délimité : terrassements, fondation d’une dalle béton pour accueillir le socle en granit de la Landec. 65 blocs (le poids de chaque bloc pouvant aller de quelques centaines de kilos à 4 tonnes) seront positionnés sur la dalle béton.
Les trois monuments seront ensuite érigés sur ce socle en granit suivant la disposition prévue (Cf photos 3D ci-jointes). Les six stèles en granit de Lanhélin seront positionnées de chaque côté des monuments. L’esplanade de l’abbé Huchet sera délimitée par une petit mur en granit (même granit que le dallage : granit de Louvigné) afin de préserver une unité visuelle de l’ensemble de cet espace.

Une flamme commémorative pour les cérémonies de souvenir

Des espaces verts composés d’arbustes, de gazon, de vivaces et de plantes fleuries seront créés autour du Monument afin d’agrémenter cet espace de commémoration. Un treillage est prévu à l’arrière afin d’accueillir des plantes grimpantes. De petits candélabres seront disposés autour de l’esplanade afin de mettre en valeur le site de nuit et de baliser la circulation des visiteurs. A l’avant des Monuments, sera disposée une flamme commémorative. Celle-ci pourra être allumée lors des cérémonies de souvenirs. Il est à noter que la rue de l’abbé Huchet sera réaménagée avec des trottoirs en béton érodé et un plateau ralentisseur sera positionné sur la chaussée.

Fin des travaux : 30 juin.

monument-3-site

Historique des trois oeuvres

  • Le monument aux morts de Saint-Servan a été inauguré le 6 août 1922. C’est l’oeuvre du sculpteur Armel Beaufils. Erigé place du Maréchal Leclerc (anciennement place Carnot), il a ensuite été déplacé au pied du sémaphore et du jardin de Bel-Air. Près du monument, on y voit la statue d’une veuve éplorée. Deux stèles ont été adjointes au monument après la seconde guerre mondiale.
  • Le monument aux morts de l’Intra Muros date de 1923. C’est également l’oeuvre d’Armel Beaufils. Erigé place des frères Lamennais, il a été démonté en 1998 lors de la construction du parking souterrain et positionné à l’enclos de la Résistance. Une veuve et un enfant sont au pied du monument.
  • Le monument aux morts de Paramé date de juillet 1923. Il a été sculpté pas Louis Nicot. A son pied se tient une femme tête baissée. Il se situe en face de l’entrée de l’église Saint-Patrick d’Alet.

Localisation

Partager cette page sur :