Vie locale,  Vie municipale

Publié le vendredi 14 juillet 2017

Cette volonté de réunir les monuments a été initiée il a une vingtaine d’année par le docteur Lefort, ancien président du Clap (Comité de liaison des associations patriotiques) qui regroupe 34 groupements, puis redynamisée l’an dernier sous la présidence du général Daniel Bruss. Cette volonté de rassemblement a été soutenue par l’équipe municipale de Claude Renoult et les services de la Ville.

Une volonté de fédérer

Ainsi, les trois monuments de mémoire se retrouvent sur un seul et même lieu dans le quartier de Rocabey. Il est situé sur l’esplanade de l’abbé Huchet, en face de l’église de Notre Dame des Grèves, à côté de la Maison de la famille et des halles du marché. L’emplacement choisi est le fruit d’un travail de concertation entre la municipalité et le groupe de travail du Clap auquel s’ajoutent une volonté de cohérence : en plaçant ce lieu de mémoire unique au cœur de la ville, ce patrimoine restauré et regroupé se situe à équidistance entre Saint-Servan, Paramé et Intra-Muros. « Ce marqueur mémoriel est au centre du nouvel espace urbain de Saint-Malo », précise Claude Renoult.

Une conception architecturale réalisée par le bureau d’étude de la Ville

À Paramé, Intra-Muros et Saint-Servan, chaque chantier s’est déroulé selon le même mode opératoire. Lors des travaux de démontage, chaque élément (deux stèles, le monument et la statue) a été désolidarisé de la partie inférieure du monument. Une grue avec une pince spécifique a permis de lever les blocs.
Les éléments ont ensuite été transportés vers un site de stockage pour que chacun d’entre eux soit nettoyé. Sur certains blocs de granit, des traces de calcite ont nécessité un nettoyage plus approfondi afin de les remettre état. Sur les autres, différents travaux de gravage à la feuille d’or ont été réalisés afin de les restaurer et unifier ainsi les gravures des trois monuments.
Pendant ce temps, sur le chantier de Rocabey, le nouvel espace de 750 m2 (25 x 30 m2) dédié aux monuments aux morts a été délimité : terrassements, fondation d’une dalle béton pour accueillir le socle en granit de la Landec. 65 blocs (le poids de chaque bloc pouvant aller de quelques centaines de kilos à 4 tonnes) ont été positionnés sur la dalle béton. Les trois monuments ont ensuite été érigés sur ce socle en granit suivant la disposition prévue.
Les six stèles en granit de Lanhélin ont été positionnées de chaque côté des monuments. L’esplanade de l’abbé Huchet est désormais délimitée par un petit mur du même granit que celui du dallage (granit de Louvigné) afin de préserver une unité visuelle de l’ensemble de cet espace.
La conception architecturale du nouveau site de mémoire et de commémoration de Rocabey a été réalisée par le bureau d’étude de la Ville. Les travaux, suivis par le service des Espaces public de la Ville, ont duré 3 mois.

Une flamme commémorative pour les cérémonies de souvenir

Des espaces verts composés d’arbustes, de gazon, de vivaces et de plantes fleuries ont été créés autour du Monument afin d’agrémenter cet espace de commémoration. Un treillage a été installé à l’arrière afin d’accueillir des plantes grimpantes. De petits candélabres ont été disposés autour de l’esplanade afin de mettre en valeur le site de nuit et de baliser la circulation des visiteurs. A l’avant des Monuments, une flamme commémorative a été disposée sur un élément de bronze. Celle-ci pourra être allumée lors des cérémonies de souvenirs.

Des opérations de gravage à la feuille d’or

Les noms des morts pour la France pendant la guerre 14-18 sont restés inscrits sur chacun des trois monuments aux morts et restaurés à la
feuille d’or.
Six nouvelles stèles ont été érigées reprenant par ordre alphabétique les noms des victimes civiles et militaires des guerres 39-45, d’Indochine, de Corée, d’Algérie ainsi que ceux qui sont morts pour le service de la nation.

Historique des trois oeuvres

Le monument aux morts de Saint-Servan a été inauguré le 6 août 1922. C’est l’oeuvre du sculpteur Armel Beaufils. Erigé place du Maréchal Leclerc (anciennement place Carnot), il a ensuite été déplacé au pied du sémaphore et du jardin de Bel-Air. Près du monument, on y voit la statue d’une veuve éplorée. Deux stèles ont été adjointes au monument après la seconde guerre mondiale.
Le monument aux morts de l’Intra Muros date de 1923. C’est également l’oeuvre d’Armel Beaufils. Erigé place des frères Lamennais, il a été démonté en 1998 lors de la construction du parking souterrain et positionné à l’enclos de la Résistance. Une veuve et un enfant sont au pied du monument.
Le monument aux morts de Paramé date de juillet 1923. Il a été sculpté par Louis Nicot. A son pied se tient une femme tête baissée. Il se situe en face de l’entrée de l’église Saint-Patrick d’Alet.

Localisation

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