Urbanisme

Publié le dimanche 9 octobre 2016

Le site de l’ancienne caserne de Lorette dispose d’une superficie d’environ 6,8  hectares. Enclavé à l’intérieur d’une zone pavillonnaire, ce site est situé au sud de Saint-Servan, au sud-ouest de la ville de Saint-Malo. L’ancienne caserne comprenait 120 logements collectifs et individuels, composant un modèle pavillonnaire de faible densité, en contradiction aujourd’hui avec le principe de lutte contre l’étalement urbain.

Une opportunité pour la Ville, un enjeu urbain majeur

L’ancienne caserne dispose d’un bâti possédant une unité architecturale intéressante, malheureusement fortement dégradé depuis l’abandon du site en 2010. Ce site est identifié dans le Projet Urbain Stratégique “Saint-Malo 2030” comme un enjeu urbain majeur en termes de renouvellement urbain. C’est une opportunité pour la ville de reconquérir un site abandonné, afin d‘accueillir en priorité des familles et des jeunes actifs, en ouvrant et en intégrant cette grande emprise enclavée dans son quartier et dans la trame verte malouine. Enfin, le site dispose d’espaces verts et de jardins appartenant à la trame verte urbaine à mettre en valeur.

Une démarche active de la Ville pour enclencher la reconquête du site

La caserne de Lorette a été édifiée en 1935 et a conservé sa vocation militaire jusqu’en 2010, date à laquelle le site a été libéré par le Ministère de la Défense. La Société de valorisation foncière et immobilière (Sovafim), dont l’actionnaire principal est l’État, a acquis le site de l’ancienne caserne de Lorette en 2011. Le site ayant été laissé à l’abandon suite au départ des derniers gendarmes mobiles, la ville de Saint-Malo, en collaboration avec l’EPF de Bretagne, a conduit la négociation avec la Sovafim en vue d’acquérir ce foncier, à partir de 2013.

Reconquérir un îlot enclavé

Le programme retenu pour l’aménagement du site reflète les ambitions de la ville pour le devenir de ce site à l’identité singulière. Le projet de la caserne de Lorette vise à l’aménagement du site en mettant en valeur ses principaux atouts tels que son implantation au coeur de l’agglomération, la présence d’un patrimoine riche, sa proximité avec la Rance et son intégration dans la trame verte de la ville. « La mise en œuvre du projet permettra de créer 450 à 500 logements qui prendront place au sein d’un écoquartier, l’idée étant de faire émerger un nouveau lieu de vie attractif à faible empreinte écologique, plus dense et plus vert », annonce Claude Renoult. Il doit pour cela être désenclavé et aménagé aux normes actuelles et proposer une offre de logements et de services diversifiée afin de s’ouvrir sur la ville et s’imposer comme une polarité périphérique en continuité du “coeur de ville”.

Créer un écoquartier

La ville de Saint-Malo cherche à poursuivre une démarche d’aménagement durable dans le quartier de Lorette en cours de renouvellement urbain. Il s’avère qu’un projet mixte associant des logements, des équipements est un terrain d’expérimentation idéal pour mettre en œuvre des nouvelles techniques de construction économes en énergie et favoriser l’utilisation de nouveaux matériaux. La démarche d’écoquartier semble particulièrement adaptée à ce site de près de 7  hectares à proximité du centre-ville. En effet, il permettra d’offrir une réponse locale aux enjeux nationaux et internationaux, notamment en ce qui concerne les économies d’énergie et la protection de la biodiversité. La ville de Saint-Malo souhaite également continuer la dynamique déjà engagée dans les projets en cours en matière de performance énergétique. La ville pourrait s’appuyer sur des exemples d’ouvrages déjà réalisés ou en cours de réalisation sur la commune (sondes géothermiques, panneaux photovoltaïques, constructions BEPOS, …) qui pourraient être mis en œuvre dans un projet urbain global prenant la forme d’un écoquartier. Des réflexions plus précises seront conduites dans le cadre des études préalables à la réalisation du projet, notamment sur des domaines phares relatifs à l’écoquartier tels que l’habitat et les formes urbaines, l’environnement, la ressource en eau, l’énergie, la circulation et les déplacements, le paysage et la biodiversité. … Et mettre en œuvre un projet exemplaire en matière de développement durable. La dimension paysagère du projet sera finement traitée afin de mettre en valeur le corridor écologique inventorié sur le secteur. Le futur écoquartier pourra constituer le maillon vert manquant dans la trame verte urbaine. Il permettra de relier les réservoirs de biodiversité alentours, jusqu’à la Rance. La Ville de Saint-Malo entend faire du projet “Caserne de Lorette” un projet exemplaire en matière de développement durable et est disposée à la mise en œuvre de démarches innovantes en termes d’aménagement et d’urbanisme (Approche Environnementale de l’Urbanisme, démarche participative, mise en œuvre d’une démarche HQE Aménagement, etc.) afin d’y intégrer les caractéristiques d’un écoquartier. Une concertation avec la population sera menée pour mettre en œuvre l’opération.« La Ville souhaite s’inscrire dans une démarche participative afin que le projet soit enrichi par les attentes de la société civile », explique Claude Renoult.« La concertation sera conduite en parallèle des études opérationnelles auprès de la population ; elle permettra de favoriser une appropriation collective de la démarche du projet urbain ». Un nouveau lieu de vie qui s’inscrit dans une politique de mixité sociale et générationnelle en matière de logement L’application du Programme Local de l’Habitat (PLH) est un principe intangible qui doit s’appliquer pour le projet d’aménagement de la caserne de Lorette. Le PLH prend en compte une volonté politique forte de la collectivité, en relation avec les services de l’Etat, de construire une offre de logements répondant aux besoins de tous les publics, familles et jeunes actifs. Le programme prévoit donc une offre de logements constituée de logements sociaux, privés et en accession sociale, équilibrée entre les différents modes de financement.

Se serrant la main, de gauche à droite, Olivier Debains, président directeur général de la SOVFIM, Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité dans l'habitat et Claude Renoult, maire de Saint-Malo.

Se serrant la main, de gauche à droite, Olivier Debains, président directeur général de la SOVFIM, Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité dans l’habitat et Claude Renoult, maire de Saint-Malo.

Proposer une mixité des formes d’habitat répondant aux attentes de la population

« L’objectif est de répondre à chaque étape du parcours résidentiel. Le quartier de Lorette se prête bien à une programmation mixte associant des maisons de ville, des logements intermédiaires privilégiant les espaces extérieurs et les espaces partagés, ainsi que des appartements », précise Claude Renoult,. En outre, la ville étudie la faisabilité de conserver des bâtiments existants pour préserver l’identité de l’ancienne caserne et donner une valeur patrimoniale au quartier : un équilibre reste à trouver entre démolition et réhabilitation des logements existants, procédant ainsi à une densification du secteur.« La réhabilitation du bâti construit permet d’envisager des volumes atypiques propices à l’implantation de familles ou de jeunes actifs ». La majeure partie de ce patrimoine militaire est à conserver : les anciennes casernes sont reconverties en logements, le plus beau hangar sera réhabilité, les bâtiments de la place d’Armes seront réhabilités pour accueillir un équipement public. Des services de proximité pour améliorer le cadre de ce nouveau lieu de vie Des équipements spécifiques de types services de proximité, maison de quartier, équipements sportifs… pourraient ainsi être mis en place pour offrir les équipements de la vie quotidienne attendus par les familles et conforter leur désir de s’installer à Saint-Malo. 

Planning prévisionnel

  • 2016-2017 : Etudes opérationnelles
  • 2018 : Approbation du dossier de ZAC
  • 2018 : Aménagement des  Voiries et Réseaux Divers
  • 2018-2019 : Réhabilitation des constructions
  • 2019-2020 : Engagement des constructions des programmes intermédiaires
  • 2020-2024 : Arrivée progressive des habitants

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